Catherine Barba

Découvrez l’interview de Catherine Barba

Elle nous a accordé quelques minutes pour l’interroger, et ce furent des minutes fortes, les voici :

Aravati : Quel est votre rapport avec le digital ?
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Catherine Barba : Je suis curieuse de nature, toujours en quête de découverte, j’aime apprendre. J’avoue être hyperactive,  et jamais fatiguée de ce que j’aime faire. Le digital pour moi c’est comme le sport, mon corps libère de l’endorphine sous l’effort et c’est comme ça que je construis mon bien-être ! (rires)
Ça devient un réflexe, car tout bouge tellement vite dans le numérique qu’il est bon de rester curieux  de ce qui évolue, grandit, innove. Si tu dors t’es mort !

 

Aravati : Qu’est ce qui vous a donné envie d’entreprendre pour les entrepreneurs ?

Catherine Barba : A force de rencontrer des entrepreneurs, on s’identifie. J’avais envie d’avoir prise sur les évènements, donner corps à mes idées et me donner les moyens d’aller jusqu’au bout. Il n’y a rien de meilleur que d’entreprendre sa vie. Aujourd’hui je souhaite rendre ce que j’ai reçu, j’ai envie de transmettre à mon niveau et par les moyens qui sont les miens.

 

Aravati : Niki de Saint Phalle a reçu un hommage durant la journée de la femme digitale. Est-ce qu’elle est pour vous un exemple, une inspiration ?

Catherine Barba : J’ai découvert sa première rétrospective au Grand Palais et ça a été pour moi un grand choc ! Cette femme est extraordinairement moderne, libre et entrepreneuse. Sa personnalité me parle, son audace, son humour, sa liberté de ton. En bref, cette créatrice était une super nana, nous voulions lui faire un clin d’œil avec Delphine le 13 mars.

 

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Aravati : Aujourd’hui est ce qu’il y a un profil type de femmes entrepreneuses ?

Catherine Barba : Entrepreneuriat n’a pas de sexe, c’est oser foncer avoir envie de bouffer le monde, être un peu dingue aussi. Je pourrais faire une liste assez longue pour finalement décrire un état d’esprit, la passion, la liberté. Je n’aurais jamais fait tout ce que j’ai entrepris sans mon incomparable mari qui me pousse et me soutient, alors si j’ai un conseil à donner : les filles choisissez bien vos maris ! Être une femme c’est un
véritable atout dans le numérique, nous sommes (trop) peu nombreuses, c’est plus facile de sortir du radar.

 

Aravati : Finalement, le digital est-il une opportunité pour les femmes ? Comment améliorer la mixité de ce milieu ?

Catherine Barba : Le digital c’est une chance. Le secteur est nouveau et nous donne des occasions innombrables de remettre en cause des schémas traditionnels de hiérarchie, de business, etc. Ça n’a pas de limite et nous avons tous les mêmes chances, hommes comme femmes.
Pour améliorer la mixité je fais des choses très concrètes : j’investis dans des startups, je vais dans les écoles avec 100 000 entrepreneurs pour parler du bonheur d’entreprendre, j’ai lancé l’émission « Entreprendre C grandir » sur M6 pour mettre en lumière notamment les entrepreneuses.
Et puis j’ai co-fondé avec Delphine REMY-BOUTANG la journée de la femme digitale dont s’est tenue en 2015 la 3ème édition.
C’est par cette somme d’actions que je fais passer les messages qui me tiennent à cœur, que j’encourage les femmes à entreprendre dans le numérique.

 

Aravati : Pour vous, le demain idéal au féminin ressemble à quoi ?

Catherine Barba : C’est voir plus de jeunes femmes faire des filières techniques et aller dans des écoles d’ingénieurs. Ma fille a 11 ans, je lui dit à quel point il est utile de maitriser la technique pour trouver sa place dans le monde de demain. Je lui parle aussi du bonheur d’entreprendre.
Maintenant si elle décide de devenir avaleuse de sabre dans un cirque, si elle est douée pour ça, si c’est son rêve et son talent je serais heureuse – enfin j’essayerai ! (rires)
Je lui dit que l’important est d’être en accord avec ses valeurs. Faire des erreurs n’est pas grave, c’est grandir. Développe ta confiance en toi en t’entourant de gens solides et bienveillants, et fais toi plaisir !

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